SAAN
LE JET
Quand certaines personnes doivent récupérer une dette, elles sont souvent sous l'emprise d'une colère qui ne se justifie nullement. Leurs débiteurs sont accusés de tous les noms d'oiseaux et ce, sans auncune retenue ou d'égards pour leur réputation.
Cependant, la même épreuve à laquelle on soumet ceux ou celles qui nous doivent de l'argent ou autres choses, peut aussi nous être appliquée par d'autres personnes à qui nous devons des sommes quelquefois beaucoup plus importantes que celles que nous tentons de recouvrer.
C'est pourquoi, ayons la maîtrise et la patience en de pareilles circonstances pour tempérer nos ardeurs, contrôler notre langage et nos actes.
"Saan wuy déllusi, xooxub siddéem, ëpp na ca" Wolof Njaay a ko wax.(Quand un jet doit nous retomber dessus, même celui de la taille d'un noyau de jujube, semble de trop)
Timboo (Yankhoba Diop), Sooke (Papa Demba Ndiaye "Bàcc")Ndèye Sène, Abi Seck & Ouzin Camara, nous démontrent la pertinence de respecter le proverbe ci dessus, dans cet épisode de "Mafñàndu" diffusé sur la 2STV en 2006.
Maam Daour Wade
Quand certaines personnes doivent récupérer une dette, elles sont souvent sous l'emprise d'une colère qui ne se justifie nullement. Leurs débiteurs sont accusés de tous les noms d'oiseaux et ce, sans auncune retenue ou d'égards pour leur réputation.
Cependant, la même épreuve à laquelle on soumet ceux ou celles qui nous doivent de l'argent ou autres choses, peut aussi nous être appliquée par d'autres personnes à qui nous devons des sommes quelquefois beaucoup plus importantes que celles que nous tentons de recouvrer.
C'est pourquoi, ayons la maîtrise et la patience en de pareilles circonstances pour tempérer nos ardeurs, contrôler notre langage et nos actes.
"Saan wuy déllusi, xooxub siddéem, ëpp na ca" Wolof Njaay a ko wax.(Quand un jet doit nous retomber dessus, même celui de la taille d'un noyau de jujube, semble de trop)
Timboo (Yankhoba Diop), Sooke (Papa Demba Ndiaye "Bàcc")Ndèye Sène, Abi Seck & Ouzin Camara, nous démontrent la pertinence de respecter le proverbe ci dessus, dans cet épisode de "Mafñàndu" diffusé sur la 2STV en 2006.
Maam Daour Wade
Monday, August 21, 2006
WAXTU
Le respect de l’heure est un casse tête en Afrique en général et au Sénégal en particulier. Du temps de nos arrières grands parents, le soleil a souvent servi de repère pour les différents moments de la journée. L’allongement ou le raccourcissement des ombres selon la position du soleil, les ont aidé dans cette quête de la mesure de l'écoulement du temps.Chez les Wolof on distingue : « Suba, Yoor-yoor, Bëccëg, Digg-bëccëg, Njolloor, Tisbaar, Tàkusaan, Marax,Timis... »
S’il est vrai qu’une parole donnée et respectée était selon les anciens une des mesures de la "véracité" d’une personne, l’heure que nous connaissons aujourd’hui avec l’apparition de la montre comme moyen de contrôle permanent du passage du temps est une grande nouveauté pour les sociétés africaines dans leur grande majorité.
Combien de réunions se tiennent à l’heure fixée dans les services de l’Administration ou du privé ? Ne parlons pas des associations, Ong ou des structures traditionnelles de la place. Récemment, trois ministres de la République ont été éconduits pour être arrivés en retard à une réunion interministérielle. Si à ce niveau de responsabilités, le respect de l’heure constitue encore une entrave, qu’en est-il des programmes ou projets exécutés par ces mêmes ministères ?
Dans notre contexte de pays en développement où les voies et moyens de communication ne sont pas encore tout à fait au point et où, il n’est pas rare de passer une heure et demie à deux heures en "car rapid", «Njaga Njaay», "Dim dikk" ou "Tata", pour couvrir la vingtaine de kilomètres qui sépare Pikine de Dakar, les prétextes se servent à la pelle pour se faire excuser son retard.
En réalité, nous avons une très vague notion de l’heure et pour corriger ce défaut, la pratique la plus courante au Sénégal consiste à annoncer une rencontre une à deux heures avant l’heure réelle pour «tromper» les participants qui bénéficient ainsi d’une marge suffisante pour arriver à temps. Cette coutume n’est pas très éloignée du terme «Mbaquus» employé par les parents d’autrefois pour tromper leurs enfants. Donc, par extension, des réunions ainsi planifiées, qualifiées de «Ndaje Mbaquus»(rencontre tromperie) Même si cette tactique permet de tenir des réunions aux heures désirées, reconnaissons l’énorme gâchis de temps de ressources humaines qu’elle entraîne à une époque où le temps représente l’un des biens les plus précieux. Ce n’est pas pour rien que les Américains disent «Time is money» car tout moment perdu ne se rattrape jamais.
Nous ne sommes plus seuls et nous n’avons jamais d’ailleurs été seuls. La gestion rationnelle du temps relève du domaine des stratégies de développement dans un contexte de mondialisation globalisation qui ne nous fera aucun cadeau.
Il est plus que temps de nous extraire de la torpeur des digestions de «Ceebu jén»(Riz au poisson le plat national des sénégalais) quotidiennement arrosées des trois normaux coutumiers en dépit de la dévaluation intervenue le 12 Janvier 1994. Dans notre inconscient collectif, le temps est une denrée inépuisable toujours à notre portée jusqu’au moment où nous le voyons en ennemi redoutable alors qu’il aurait dû être notre ami si nous l’avions dompté et apprivoisé au moment opportun.
Devons-nous continuer à singer notre époque, à exposer des horloges dans nos salons, pour nos heures de repas, le départ pour l’école de nos enfants, le moment de la série télévisée"Brésilienne" ou Mexicaine", à porter des montres sophistiquées, qui sont toujours à l’heure alors que nous les propriétaires, sommes des retardataires invétérés !
DOYNA ! (ça suffit!)
WAXTU(Un épisode de Mafñàndu) SYNOPSIS
Les membres du bureau de l’association de quartier dont les membres sont Timboo (Yankhoba Diop) et Sooke (Papa Demba Ndiaye), Adama(Adama Niang) et Ousmane(Ousmane Gaye) s’est réuni et a pris une décision radicale pour mettre fin aux retards intempestifs aux réunions » : Tout retardataire devra payer à ceux qu’il a trouvés sur place une journée de dépense quotidienne…
Photos publiées avec l’autorisation de Suwa-Pro(Copyright)de scènes de l’épisode «WAXTU» de la série «MAFÑÀNDU»
Labels: vant
Monday, August 14, 2006
DENKAANE
Il était de coutume autrefois de confier ses biens à quelqu’un(e) de digne de confiance. Chaque contrée avait donc de ces hommes et femmes qui, de par leur probité morale avaient gagné la confiance totale des membres de leur communauté. Dans certains cas, leurs réputations allaient au-delà des frontières et de partout les gens affluaient pour venir confier qui, un bracelet, qui, de l’or ou de l’argent ou d’autres biens de nature différente. On disait de ces gens là qu’ils vous rendaient vos biens à eux confiés en l’état dans lequel vous les leur aviez remis. Et des mythes et légendes nous sont venus de ces époques lointaines qui racontent les haut faits et gestes de ces aïeuls exceptionnels.
De nos jours, les moyens de garder ses biens sont devenus beaucoup plus sophistiqués et tout un chacun peut ouvrir un compte bancaire ou dans une mutuelle pour épargner de l’argent pendant la durée que l’on aura choisie.
Cependant, il existe encore des gens qui ne vivent pas encore vraiment leur époque, qui continuent à faire confiance au système traditionnelle de thésaurisation :Ils trouvent une personne qui leur inspire confiance et à qui ils donnent tout ce qu’ils veulent protéger de la perte.
Mais les temps ont décidément changé car les héritiers de nos honnêtes aïeuls ne le sont que de noms et pas dans leur comportement. Vanter les qualités de son aïeul ne donnera à personne les qualités qui furent les siennes de son vivant. Il ne sert à rien de s’attacher verbalement à son passé car hériter signifie en réalité, s’accaparer les comportements de celui ou de celle que l’on a l’intention d’incarner dans sa vie quotidienne.
Ayons à l’esprit ce dicton du vieux Kocc Barma : « Nitay soppiku, di soppi jamono » (C’est l’être humain qui change et change le monde)
Série Mafñàndu
Synopsis «DENKAANE» Mamadou Diallo a trouvé une personne digne de confiance qui lui prouvé séance tenante combien elle était honnête en lui retournant un trop perçu de monnaie. C’est donc sans difficulté qu’il ira confier les recettes quotidiennes de sa petite affaire à Timbóo Jóob (Yankhoba Diop) arrière petit fils de «Maam Matimboo Buri Dégén Lamanub Dun» en vue de son mariage prévu dans deux ans. Aujourd’hui, le jour tant attendu est arrivé et tout heureux, Mamadou Diallo revient voir Timbóo pour entrer en possession de son dû.
Quelle ne fût sa surprise en découvrant la méprise sur son nom de la part de cet homme qui est son « père » dans cette ville où s'est comporté comme le lui avait recommandé ses propres parents au départ de son village : «Foo dem, wut fa ndey ak baay»(Partout où tu iras trouves-toi une mère et un père) Cela ne lui avait pas réussi puisqu’il venait de se faire flouer par le «père» qu’il s’était choisi lui-même.
Le contentieux va se régler à l’amiable devant le chef de quartierAdama Niang et, grâce à l’assistance de l’inséparable ami Sooke(Papa Demba Ndiaye). La deuxième épouse Ngoné Diop, qui s’est sentie humilée pour avoir été citée parmi les objets acquis par son mari avec l’argent détourné, tourne définitivement le dos à Timboo.
Photos Série Mafñàndu publiées avec l’accord de Suwa Pro propriétaire de tous les droits sur cette œuvre diffusée sur la 2STV le tous les Mercredi à 21heures et rediffusée tous les Samedi à 17heures en 2006.
Tuesday, July 18, 2006
DELLU REEW MA



Un adage Wolof nous apprend que "Quand on ne sait plus où l'on va, on retourne d'où l'on vient" (Ku xamatul fa nga jëm, dangay dellu fa nga jode wonn) Très facile à dire, difficile à mettre en pratique.
Personne n'ignore que la majeur partie de la population de nos grands villes et de Dakar notre capitale au premier rang, est composée d'hommes et de femmes dont les parents proches ont migré de villages de l'intérieur du pays.Venus faire fortune en ville, beaucoup se sont implantés et sont devenus au fil des ans de vrais citadins dont certains n'ont plus qu'un vague souvenir de leurs origines rurales.Ne parlons pas de leurs enfants filles comme garçons dont il est coutume d'entendre certains se vanter de n'avoir jamais quitté la région de Dakar!
"Ndakaaru Jal Joob, Yaraaxi Géej, daalikkuta ak geju Kayaar, ndaw lu ko miin, doobeyal sa baay mukk!"(Tout jeune habitué à la vie Dakaroise et au poissson séché de Kayar, ne cultivera jamais pour son père)nous dit le sage du Cayor.
Imaginez maintenant un père qui déciderait de faire le voyage du retour, en choisissant sur la carte du sénégal l'endroit rêvé, le paradis où, il irait s'installer, des agressions diverses, loin des bruits, de l'encombrement, de la pollution de la grande ville et des soucis quotidiens de déplacements (Car rapide, Njaga Njaay, Dem Dikk , Tata ou Taxi ou même à pieds dans certains cas)
C'est la décision mûrement réfléchie et prise par les deux inséparables amis que sont Timboo (Yanxooba Joob) et Sooke(Papa Demba Njaay):
"Dellu Réew Ma" Rien ne sera facile pour eux car ils ne sont pas seuls. Leurs deux familles y sont farouchement opposées. Qu'à cela ne tienne! La décision prise qu'ils ont prise pour ce fameux voyage du retour est irrévocable.
L'éternel conflit entre le citadin (Nitu Taax) et le campagnard (Nitu kaw) s'invite au débat car les deux amis n'ont apparement identifié que deux problèmes majeur:"Se loger" et "se nourrir"
Pour le premier, "se loger"les deux amis vont construire leurs huttes de leurs propres mains. Pour le second, "se nourrir"Sooke (Papa Demba Njaay) est un cordon bleu et la cuisine locale sénégalaise n'a aucun secret pour lui et tient cela de sa maman qui n'ayant pas eu de filles, lui a appris à cuisiner dès son plus jeune âge!
Cependant, les arrivées successives du neveu (Mamadou Diallo), de Dégén (Déguène Ndao) la fille de Timboo et de Maam Njaay (Mame Ndiaye) la parente du village, entameront tour à tour la résistance d'abord de Sooke puis celle de Timboo.
Le rêve du retour s'écroule comme un château de cartes que ramasse l'opportuniste neveu qui changera d'avis, lui qui voulait rester en ville, en décidant de retourner prendre la place de chef de village qui s'offfrait à lui. Il ira prendre cette charge des mains d'un vieil homme fatigué et avide de repos(le père de Timboo)
La joie du neveu exprimée à travers la chanson qu'il entonne est une morale voilée à l'intention de son oncle qui reconnaît devant tous qu'il est plus facile de dire que de mettre en pratique le"Dellu réew Ma"
Ndakaaru Jal Joob
Ku fi sàmp sa kër
Sa dëkkub maam
Doo ko yilif...
( Sooke (Yanxooba Joob)"Lang" na, dootul dellu- s'est embourbé et ne fera pas le voyage du retour)
Photos publiées avec l'autorisation de SUWA-PRO(copyright)"DELLU REEW MA" (Retourner au Pays) est un épisode de la série "MAFNANDU" diffusée sur la 2STV les mercredi à 21heures et rediffusée les Samedi à 17heures en 2006
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